La première session du Comité départemental de suivi du Budget d’Investissement Public (BIP) au titre de l’exercice 2026, tenue le 21 juillet à la Délégation départementale du MINEPAT de la Menoua, révèle un rythme d’exécution en deçà des attentes. Avec un taux d’exécution physique global de 36,28 %, contre 53,57 % à la même période en 2025, le département enregistre un recul de 17 points.
Le département de la Menoua a bénéficié, au titre de l’exercice 2026, d’une dotation globale de 2 229 144 600 FCFA en autorisations d’engagement et en crédits de paiement pour le financement de 84 projets, dont 18 à gestion départementale et 66 à gestion communale. À mi-parcours de l’année budgétaire, le taux d’exécution physique s’établit à 36,28 %, un niveau jugé insuffisant par les membres du Comité départemental de suivi du Budget d’Investissement Public (BIP), réunis le 21 juillet 2026 à la Délégation départementale du MINEPAT de la Menoua.

Au regard de cette performance en deçà des attentes, le comité a lancé un appel pressant à tous les acteurs de la chaîne de la dépense et de la contractualisation afin d’accélérer la mise en œuvre des projets. L’objectif est clair : éviter que la Menoua ne figure parmi les départements les moins performants de la région, voire du pays, au terme de l’exercice, martèle madame Tchakounté née Ngouétou Mélanie, déléguée départementale du MINEPAT pour la Menoua.





Désormais, en application de la nouvelle réglementation, le Comité départemental de suivi du BIP ne se réunit plus que deux fois par an. Une évolution qui n’entame en rien la détermination des différents intervenants à améliorer les performances du département. Présidant les travaux, l’Honorable Ngueguim Anastasie s’est dite particulièrement préoccupée par le faible niveau d’exécution enregistré à mi-parcours. Selon elle, cette situation s’explique principalement par le retard dans la mise à disposition des autorisations de dépense, lequel a retardé la notification des ordres de service de démarrage aux entreprises chargées d’exécuter les travaux. La parlementaire a ainsi exhorté l’ensemble des acteurs concernés à se mobiliser sans délai afin de rattraper le retard accumulé. Au cours de la session, l’organisation de la société civile CIBAEEVA a présenté un rapport mettant en évidence une utilisation efficiente et mutualisée du compacteur récemment acquis par la commune de Fongo-Tongo, un exemple de bonne pratique salué par les participants.

Par ailleurs, Mme Ateufack a attiré l’attention du comité sur la colère grandissante des populations riveraines du tronçon Baleveng-Mbouda, qui attendent depuis près de quatre ans le paiement de leurs indemnisations dans le cadre des travaux de bitumage de cette route. Une situation qui continue d’alimenter frustrations et incompréhensions. Les travaux se sont achevés sur une note d’espoir, les participants réaffirmant leur engagement à intensifier les efforts pour améliorer significativement le rythme d’exécution des projets et atteindre, d’ici la fin de l’exercice, un taux d’exécution physique de 100 %, au bénéfice des populations de la Menoua.
Article rédigé par Valdo SIEWE.
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