Restauration des écosystèmes : l’Université de Dschang anticipe les défis de demain avec un programme de Master

Former des spécialistes capables de restaurer les écosystèmes tropicaux et de répondre aux défis environnementaux de demain : telle est l’ambition du Master professionnel de l’Université de Dschang. À travers un atelier stratégique organisé le 29 juillet 2026, l’institution et ses partenaires ont posé les bases d’un renforcement de cette formation d’excellence.

Face à la déforestation, à la perte de biodiversité et aux changements climatiques qui fragilisent les écosystèmes tropicaux, le Cameroun et d’autres pays du bassin du Congo ont  besoin de professionnels capables d’apporter des solutions concrètes. Pour relever ce défi, l’Université de Dschang a mis en place un Master professionnel en Gestion conservatoire et restauration des écosystèmes tropicaux, une formation destinée à préparer des experts en conservation de la biodiversité, restauration des milieux naturels et développement durable. Afin d’accroître la visibilité de ce programme et de mieux l’adapter aux besoins du terrain, universitaires, chercheurs, étudiants et partenaires techniques se sont réunis le 29 juillet 2026 à l’École doctorale de l’Université de Dschang. Cette rencontre stratégique a permis d’engager une réflexion collective sur les compétences à développer pour former les spécialistes qui contribueront à la préservation des écosystèmes de demain.

Cette rencontre a constitué un véritable cadre de réflexion et de concertation entre les différents acteurs engagés dans la préservation des écosystèmes tropicaux. Les échanges ont permis de poser les bases d’une stratégie de promotion de la formation, tout en identifiant les compétences prioritaires à développer afin de répondre aux besoins du marché de l’emploi et aux défis environnementaux actuels.

Pour les partenaires techniques de cet atelier, notamment les ONG Landscape Alliance (CIFOR-ICRAF) et Global Landscapes Forum, investir dans la formation des ressources humaines constitue l’un des leviers les plus efficaces pour garantir une gestion durable des écosystèmes tropicaux. Le Dr Hermann Taedoumg, représentant de Landscape Alliance, a souligné la nécessité de former des profils davantage orientés vers les réalités du terrain. Selon lui, cet atelier revêt une importance particulière puisqu’il permet d’échanger avec les responsables académiques sur les compétences recherchées par les organisations intervenant dans les domaines de la restauration des paysages, de la conservation et du développement durable. Il a également annoncé que Landscape Alliance mettra à la disposition des futurs étudiants de ce programme trois bourses d’études complètes, afin de favoriser l’accès à cette formation.

Dr Hermann TAEDOUMG/ Représentant Landscape Alliance ( Cifor/ Icraf)

Présentant le bilan du Master Professionnel depuis son lancement il y a trois ans, le Professeur Momo Solefack Caroline a mis en évidence les acquis enregistrés par le programme ainsi que les perspectives d’amélioration. Elle a notamment réaffirmé la volonté de l’équipe pédagogique d’actualiser continuellement les curricula, afin d’intégrer les attentes des partenaires techniques et de mieux répondre aux évolutions des métiers liés à la restauration des écosystèmes tropicaux.

À travers cette initiative, l’Université de Dschang confirme son ambition de devenir un acteur majeur de la formation en restauration des écosystèmes tropicaux en Afrique centrale. En renforçant les compétences des futurs professionnels et en consolidant les liens entre le monde académique et les partenaires du développement, ce Master entend contribuer durablement à la protection du bassin du Congo et à la préservation de la planète pour les générations futures.

Article rédigé par Valdo SIEWE

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