L’alerte remonte pourtant à 2022 et depuis cette période, les habitations menacées restent occupées malgré les risques signalés. Quelques jours avant la visite des autorités le mercredi 7 Octobre 2026, des signes d’un début d’éboulement ont ravivé les inquiétudes, faisant craindre une aggravation de la situation.
Sur place, le préfet ITOE MBONGO, le sous-préfet Max EDJENGUELLE et le maire TEMGOUA ont mesuré la gravité de la menace. Dans une ville encore marquée par le drame de l’éboulement de la falaise de Dschang, la perspective d’une nouvelle catastrophe suscite une vive préoccupation.







Face aux autorités, les familles ont fait état de leur désarroi. Dans un contexte économique difficile, quitter leur logement représente une épreuve, d’autant qu’elles ne savent pas où se réinstaller. Leur maintien sur les lieux traduit ainsi une situation de précarité autant qu’une difficulté à se résoudre au départ. Pour le préfet ITOE MBONGO, l’urgence demeure toutefois la protection des personnes. Il a insisté sur le fait que la vie des occupants devait primer sur la préservation des biens matériels.



La fragilité des sols de cette zone a déjà alimenté les débats dans l’espace public de la Menoua. Aujourd’hui, les signes observés donnent à ces préoccupations une dimension plus pressante. Plusieurs observateurs évoquent également d’autres secteurs potentiellement exposés, notamment le flanc de colline du quartier Vallée. Ces inquiétudes appellent une évaluation technique pour préciser l’étendue des risques.

Au-delà de l’alerte, la situation pose désormais la question de l’accompagnement des familles menacées. Des mesures administratives associant dialogue, évacuation et recherche de solutions de relogement pourraient faciliter leur départ. L’enjeu est d’agir à temps pour éviter qu’une menace connue ne se transforme en drame.
Article rédigé par Valdo SIEWE
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