Transport: de gigantesques embouteillages à Douala et même à Bafoussam.

Ces dernières semaines, si l’on procède à des analyses cliniques sur les usagers de la pénétrante Ouest et Est de Douala, on notera forcément un pic de cortisol, l’hormone du stress. La principale cause, de gigantesques embouteillages. Bafoussam bien que n’étant pas autant paralysé, est tout de même inquiétant.

À la seule évocation d’une sortie ou d’une entrée à Douala ces récents jours, tout usager éprouve un sentiment d’inquiétude qui ouvre la voie à une pléthore d’interrogations rhétoriques: Qu’est ce qui n’a pas marché ? Comment en est-on arrivé là ? Le second pont sur le Wouri, était-il véritablement la solution ? À cette inquiétude, s’ajoute le volet sécuritaire pour les usagers qui arrivent très tard dans la ville.

Douala suffoque et mérite un soulagement rapide par ventoline. Les pénétrantes Ouest et Est de la cité économique font réfléchir mêmes les ambulances pour qui les sirènes n’ont plus d’effet sur personne. L’activité économique en prend un sérieux coup au grand malheur des ménages qui sans doute payeront le plus lourd tribut.

Bafoussam n’est pas en reste

L’intensité des embouteillages n’étant pas autant grave à Bafoussam qu’à Douala, il demeure tout de même inquiétant d’observer le flux des déplacements à l’entrée de la capitale de la région de l’Ouest surtout à l’approche des weekends.  C’est un véritable chemin de croix pour rejoindre le marché B en passant par Ndiengdam et Carrefour le Maire. Ces bouchons sont la preuve que si rien n’est fait à terme, Bafoussam pourrait rejoindre Douala dans la danse. La falaise de Dschang étant jusqu’ici fermée, Bafoussam reçoit un flux important de véhicules en provenance de la Menoua, des Bamboutos, du Noun et du Nord-ouest, en partance pour le littoral. Dans un cas comme dans l’autre, les voies de contournement apparaissent désormais comme un impératif surtout lorsqu’on se projette dans 5, 10 ou 20 ans.

Dans un cas comme dans l’autre, les voies de contournement apparaissent désormais comme un impératif surtout lorsqu’on se projette dans 5, 10 ou 20 ans.

Article rédigé par Valdo SIEWE

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