Cette idée reçue faussement répandue dans la société à été deconstruite par l’équipe de sensibilisation de l’Hôpital Catholique Notre de la Santé de Batseng’la ce mardi 21 Octobre 2025.
Bloc-notes en main, regards attentifs vers les exposants, les étudiants de la Business and Career University de Dschang ont pris part à la conférence de sensibilisation sur le cancer du sein organisée dans le cadre d’Octobre Rose 2025. La caravane rose de l’hôpital Notre Dame de Batseng’la a également saisi l’occasion pour présenter les facteurs de risques des cancers du col de l’utérus, de la prostate et du foie.







Après les exposés du personnel du service d’oncologie de l’hôpital catholique Notre de Batseng’la, une question est revenue de façon incessante:
Svp Docteur, est-ce que sucer le sein de sa partenaire permet-il d’éviter le cancer du sein ?
Le temps d’un soupir, les murmures ont envahi la salle et au fond de celle-ci, on pouvait entendre les jeunes adolescentes s’interroger: est-ce que cette affaire est même vraie ? Le Docteur NFEBOMBI Daimonaire et la majore du service d’oncologie TCHOUENTEN Chrislaine ont répondu avec emphase:
Non et non, sucer le sein de sa partenaire ne prévient pas le cancer du sein. Par contre, l’allaitement maternel réduit de façon significative les facteurs de risque. Donc chères jeunes filles, n’allez plus au quartier vous faire sucer les seins en croyant que vous vous protégez contre le cancer. Faites régulièrement votre auto-palpation et en cas d’anomalie, consultez rapidement un médecin.









À travers cette initiative, l’hôpital Catholique Notre Dame de la santé de Batseng’la dit vouloir donner des armes nécessaires à la jeune génération pour tordre le cou à ce tueur silencieux qui fait de nombreuses victimes chaque année. Malgré cette période électorale marquée par de grandes turbulences, la caravane rose fera le tour de quelques établissements de la ville afin de sensibiliser les jeunes filles et garçons sur l’existence de ces pathologies gynécologiques et mammaires qui peuvent être mieux prises en charge si elles sont détectées précocement.

Le cancer du sein tout comme celui du col de l’utérus souffrent encore de plusieurs préjugés dans notre société. Leur existence pourtant n’est plus à démontrer et ne concerne plus particulièrement une couche sociale. L’idéal est donc de se faire dépister tôt afin d’espérer une guérison.
Article rédigé par Valdo SIEWE
