Immersion dans le calvaire que vit la population de ce quartier de Dschang dans un style narratif qui retrace le ressenti de l’auteur.
Ce mardi 1er Juillet 2025, alors que je me balladais après la pluie qui s’est abattue en après midi, j’ai décidé d’emprunter la voie qui part du carrefour Meka’a jusqu’au Carrefour Madong. L’idée était non seulement de voir l’évolution des constructions dans cette partie de la ville mais aussi parceque ça faisait un bon bout de temps que je n’avais pas longé ce chemin. Il ya pourtant quatre ans, j’avais réalisé des reportages pour présenter les inondations à répétition dans ce quartier situé à environ 500 mètres du camp militaire de Dschang. À cette époque, les populations pointaient du doigt l’absence d’un dalot qui jouxte le carrefour. La municipalité avait alors construit cet ouvrage et le calvaire semblait désormais dans les annales.

Aujourd’hui, j’ai réalisé que le problème semble plus grave et le dalot n’était que la partie visible de l’iceberg. Rien n’a changé et quand il pleut, ne s’aventurent ici que les motos taxis les plus téméraires: « Même si tu me payes 2000, je ne ne peux pas aller à Madong quand il pleut. » Déclare un conducteur d’engins à deux roues.



La population de ce coin côtoie les eaux de ruissellement et des ordures ménagères qui jonchent la route. Plusieurs habitations s’affaissent au fil des années
À qui la faute ?
Véritable question pour un champion. Mais peut-être qu’il est temps pour les pouvoirs publics de faire des études approfondies dans cette partie de la ville afin d’adopter des solutions d’urbanisme durables. Le quartier est également traversé par le cours d’eau « Dschang water » qui après chaque forte précipitation, déborde son lit.

Le style de construction pourrait également être indexé, ajouté à d’autres facteurs géomorphologiques du quartier. En tout état de cause, Madong mérite une attention particulière des pouvoirs publics.
Récit rédigé par Valdo SIEWE
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