Tels des minerais précieux, les enseignants fonctionnaires se font de plus en plus rares dans les établissements secondaires de la Menoua, accentuant ainsi la forte pénurie qui existait déjà.
L’année scolaire 2025-2026 ne fait que commencer et les chefs d’établissements de la Menoua font face à une réalité qui prend une propension inquiétante: la rareté des enseignants de l’État. Le préfet de la Menoua en tournée dans quelques établissements de Dschang a touché du doigt cette réalité qui semble ne plus être l’apanage d’un seul département.



Pour ne prendre l’exemple que du lycée classique de Dschang, on y dénombre au total 32 enseignants vacataires, ce qui constitue environ 2/3 du personnel enseignant de cet établissement doyen de la ville de Dschang. Le proviseur Atem Nde Jean Claude renseigne également qu’à l’heure actuelle, le département de Mathématiques est le plus concerné avec son unique enseignante qui pour des raisons de congés de maternité n’a pas pu prendre le train de la rentrée. Cette situation est non seulement gênante pour cet établissement à forte réputation scientifique mais également transposable dans la quasi-totalité des lycées et collèges de la Menoua.

Le délégué départemental des Enseignements Secondaires dans la Menoua, reconnaissant lui aussi la profondeur du mal, rassure tout de même que les pouvoirs publics y travaillent.

Étant donné que le malaise pourrait s’étendre sur plusieurs années encore, peut être qu’il est temps de réfléchir à l’amélioration des conditions de travail de ces nombreux enseignants vacataires qui sont devenus un maillon important du système scolaire.
Article rédigé par Valdo SIEWE
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